L'Égypte pharaonique considérait
le chat comme un animal sacré et l'élevait dans ses temples. Souvent,
il incarnait BASTET, déesse de l'amour et de la fécondité, que les Égyptiens
vénéraient sous l'aspect d'une femme à tête de chat. Des statuettes
la représentent sous ces traits. Un immense temple lui avait été
édifié à Bubastis, au nord-est du Caire, et des milliers de pèlerins
affluaient chaque année avec des offrandes pour assister aux
cérémonies organisées en honneur. Des millions de chats auraient
été momifiés et enterrés à cet endroit.
Bastet
Le chat était l'animal sacré des Égyptiens.
Ces derniers le parfumait, le faisait coucher dans des lits somptueux,
c'était une véritable vénération. Lors d'incendies, les gens
s'occupait plus des chats que du feu ; ils étaient affligés si un chat
périssait dans le feu. A leur mort, les magistrats venaient recueillir
la dépouille, l'embaumaient avec de l'huile odoriférante, du cèdre et
plusieurs autres aromates propres à les conserver. La momie
transportée à Bubast, ville des chats, était inhumée dans une maison
sacrée. Beaucoup d'hypogées égyptiennes (sépultures)
abritaient les dépouilles des chats consacrés dans différentes
villes. Une véritable nécropole contenant 180 000 dépouilles de chats
a été découverte par un paysans en 1890 à Beni-Hassan, un village de
la basse-Egypte.
Une
momie de chat
Après avoir été vénéré un peu
partout, le chat fut poursuivi et persécuté par l'Europe du Moyen
Âge. On croyait que les personnes proches des sorcières pouvaient se
changer en chats. es chats étaient donc considérés comme des animaux
dangereux, car investis de pouvoirs maléfiques effrayants. Le
comportement normal du chat, qui est de sortir la nuit pour chasser sa
nourriture, ne fit qu'empirer cette réputation de malfaisance. Pendant
les XVIè et XVIIè siècles, des milliers de femmes furent accusées de
sorcellerie et brûlées avec leurs chats.
Les "Sorcières"
Les chats
dans l'art Leur
morphologie harmonieuse et souple a inspiré
de nombreux artistes. En voici un aperçu
Le chat botté est l'un des contes de chats les plus connus. Il a été
écrit à la fin du XVIIè siècle par Charles Perrault pour distraire
les enfants. L'histoire, qui reprend un conte populaire traditionnel,
raconte les péripéties d'un jeune homme si pauvre qu'il décide de
manger son chat et de se vêtir de sa peau. Mais le chat le persuade, à
la place, de lui confectionner un grand sac et de lui donner une bonne
paire de bottes. Ainsi chaussé, le chat attrape un lapin et le
présente au roi en guise de cadeau de a part de son maître le
marquis, dit-il. La fille du roi et le prétendu marquis tombent
amoureux et se marient. Quant au chat botté, il arrête de courir
après les lapins pour devenir un personnage important. Cette
histoire d'un chat qui porte bonheur à son maître se retrouve dans
de nombreux pays, dont le Danemark et l'Italie.
Le Chat botté
Les chats ont
rarement eu le rôle de la vedette au Cinéma, comme Lassie ou
Belle, probablement parce qu'ils sont plus difficiles à dresser.
Mais ils ont souvent tenu de petits rôles dans des films
mémorables. C'est le cas du chat de Blofeld dans les "James
Bond" et de celui de l'astronaute Ripley dans "Alien"
Ripley et son chat
Catwoman est
l'un des derniers personnages félins célèbres du cinéma.
Michelle Pfeiffer joue le personnage de femme-chat dans un des films
de Batman. Comme ce dernier, Catwoman peut quitter son apparence
ordinaire pour se changer en une créature mi-humaine, mi-animale,
aux pouvoirs spéciaux. Elle est intelligente, belle, sensuelle et
indépendante : le cocktail parfait de femme et de chat
Catwoman
Quant
à Halle Berry, elle reprend le même rôle (Sortie le 08 septembre
2004 dernier)
"Tuée
pour avoir découvert une arnaque, Patient ressuscite et se réincarne
magnifiée en une femme féline, sensuelle, d'une force surhumaine:
Catwoman. Libérée de ses complexes, elle va pouvoir se
venger. Alors qu'un détective la suit dans ses péripéties
nocturnes, elle déjoue les plans de ses ennemis. "…
CATWOMAN
"Le Mystère des chats
peintres" Théorie de l'esthétique
féline de Heather Busch et Burton Silver"
Vous y découvrirez l'existence des
"chats
peintres" avec de splendides photos de créations
félines .... un sacré coup de pattes !
Les
chats ont leur temple au Japon. Cette miniature du chat qui fait un
signe est un porte-bonheur au Japon. Elle représente
un bobtail japonais,
une race orientale ancienne qui, pendant des siècles,
fut le privilège des nobles. Ce beau chat à la queue tronquée
est maintenant très populaire hors de son pays d'origine.
Stèle
gallo-romaine trouvée à Alise-Sainte-Reine, en Côte d'Or.
Le chat, si c'en est un, est encore représenté de façon peu
réaliste
Bois
sculpté de la Cathédrale Saint-Pierre à Poitiers. XIIè
siècle.
L'artiste
américain, Louis Wain est célèbre pour ses chats à
l'apparence très humaine
Les chats dans la
littérature Poésies et photographies
Les
chats ont des liens étroits avec la littérature, à la fois comme
compagnons des auteurs et comme sujets d'inspiration de leurs oeuvre.
Beaucoup de romanciers et de poètes, qui se sont déclarés attirés
par le chat plus que par tout autre animal, ont été émus au point
de chanter leur beauté et leur indépendance. Aldous Huxley
écrivait: "si vous voulez écrire, ayez des chats" ; et
l'on raconte parfois qu'Henry James écrivait un chat couché sur son
épaule. Raymond Chandler possédait un Persan noir appelé Taki à
qui il lisait les brouillons de ses romans policiers. Quant à
Colette, sa passion pour les chats lui inspira de nombreuses
histoires. L'une d'ente elles, "Le chat", écrite en 1936
raconte l'histoire d'un homme qui quitte sa femme parce qu'elle
maltraite son chat adoré.
Le Chat
[Charles Baudelaire, Les Fleurs
du Mal]
Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.
Lorsque mes doigts caressent à
loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
de palper ton corps électrique,
Je vois ma femme en esprit. Son
regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend
comme un dard,
Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun
La Java des pussy-cats
[Boris Vian] Sur un vieux toit en zingue
Y avait des pussy-cats
Qui dansaient comme des dingues
En f'sant du bruit avec leurs pattes
Alerté, les voisingues
S'écriaient ça n'a rien d'bath
Y a d'quoi dev'nir sourdingue
On peut plus travailler ses maths
Le matou du marchand d'volailles
Une sardine en bandoulière
Avait enlacé par la taille
La chatte de la cuisinière
Chacun faisait du gringue
A la siamoise de l'épicier
C'était un vrai dancingue
A tout l'monde ils cassaient les pieds
Au bout d'une demi-plombe
Ecurés par ce raffut
Les flics s'amènent en trombe
En faisant tourner leurs massues
Et c'est une hécatombe
Les ardoises volent en éclats
On aurait cru des bombes
Mais y avait déjà plus un chat
Réfugiés au fond d'une cave
Les pussy-cats pas dégonflés
Sirotant d'l'alcool de betterave
S'étaient remis à gambiller
Toute la nuit ils dansèrent
En usant des kilos d'savates
Pour leur anniversaire
La java des pussy-cats.